Résultat Brevet 2011: retour sur le sujet Hadopi
Lors du Brevet 2011, La Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et La Protection des Droits sur Internet (Hadopi) est au programme. En revanche, cette décision ne fait pas plaisir aux associations. Rappelons que le Hadopi est une autorité publique française conçue suivant la loi Création et Internet du décret n°2009-1772 du 31 décembre 2009.
L’année précédente, on a découvert que les sujets d’éducation civique du brevet des collèges comportaient un document sur la loi Hadopi. De ce fait, les associations qui s’opposent au texte de loi sont mécontentes. April, Framasoft et Accès Libre sont les principales associations qui ne sont pas contre la liberté sur Internet. En effet, leurs principes s’opposent la loi Hadopi. Notons que la loi vise à foudroyer tous les téléchargements illégaux. Il y a lieu de remarquer que la décision de l’Education Nationale a fait monter le ton de l’administrateur de l’April, François Poulain. Suite à cette évaluation des élèves de 3ème en éducation civique sur la loi, il a souligné qu’il est inutile de gaver la tête des candidats à l’aide de cette Hadopi. D’après lui, cela est loin d’être efficace pour la rendre plus légitime.
A son propos, François Poulain a fait remarquer qu’une partie de texte ne dispose d’aucun lien avec l’épreuve. De plus, selon son point de vue, il s’agit d’une méthode utilisée par ceux qui prétendent tirer des avantages du brevet dans l’objectif de diffuser une grande désinformation. Il est inéluctable que pour les associations soutenant le logiciel libre, l’intégration de la loi Hadopi dans les sujets du brevet de l’année dernière est considérée comme une pure manipulation de l’Etat pour inciter les jeunes à soutenir leurs raisons. En outre, les principales cibles de la nouvelle campagne de pub pro-Hadopi sont les jeunes. Cela ne fait pas longtemps qu’April, Framasoft et Libre Accès ont opérer à une manifestation contre la loi Hadopi. De plus, leurs idéologies ont été favorisées par le conseil constitutionnel invalidant la loi. D’après tout, une question se pose : en intégrant la loi Hadopi parmi les sujets au brevet 2011, le gouvernement avait-il vraiment d’attirer l’intention des jeunes à leur cause ?